Les Coutumes du mariage

Dans la tradition

Le mariage et ses rituels, liés aux particularités locales, ont beaucoup évolué au cours des siècles, tendant aujourd’hui à une certaine uniformisation. Cependant restent bien des traces. Ainsi…
 

L’alliance

max chaoul max chaoul  La bague a, très tôt dans l’histoire, symbolisé l’union. Mais ce n’était pas forcément l’anneau que nous connaissons aujourd’hui. Chaque région avait sa bague (ornée de 2 cœurs, faites de 2 fils enlacés…) que le marié glissait au doigt de l’épousée. Beaucoup d’hommes, en effet, ne portaient pas la bague de mariage avant la seconde moitié du XIXe siècle.


Le bouquet de la mariée

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Pronuptia

Au XVIIIe siècle, marié et mariée tenaient chacun à la main un gros bouquet, distribuant les fleurs après la cérémonie en signe de bienvenue à chaque famille. Au XIXe, changement : le fiancé offre à sa belle la corbeille de noces dans laquelle se trouve la bague, du linge fin et des fleurs. Le bouquet de la mariée entrait alors dans les mœurs !
 

Le voile

voile voile  La tradition du voile est liée à celle de la couronne que portait la mariée, reine d’un jour. Une couronne joliment colorée, sertie de rubans, de plumes et de fleurs, assortie aux costumes de noces traditionnels que l’on portait autrefois dans chaque région de France. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec la vogue du culte de la vierge Marie, la mode se met au blanc et adopte des vêtements à l’origine religieux, voire biblique.


La jarretière

Il était de tradition de dérober la jarretière de la mariée. Compensation de la farce faite au marié à qui l’on volait une once de son intimité, des enchères s’en suivaient. Les sous allaient aux mariés et le plus offrant gardait la jarretière ou la coupait pour en distribuer les morceaux aux jeunes gens de la noce afin qu’ils se marient bientôt. Une valeur magique que l’on attribuait aussi au voile qui avait parfois le même sort.
 

Dragées

Aujourd’hui, on distribue les dragées aux invités en souvenir de la noce, en écho à une époque plus lointaine où les mariés, après la cérémonie, jetaient à leurs invités grains et fruits secs, don de « joyeuse entrée », comme des souverains à leur peuple.


Grains de riz et confetti…

coutunme coutunme  Là, ce sont les mariés qui sont aspergés ! Comme ils l’étaient autrefois par des poignées de blé ou autres céréales, voire de petits pois, rituel magique pour les protéger des esprits malins et attirer sur eux la prospérité.


Les 4 éléments

Very british, ceux-là, et très tendances à la fin du XIXe où l’on aimait tellement ce qui venait d’outre-Manche. La mariée devait porter “Something old, Something new, Something borrowed, Something blue”. Le “vieux” appartenait à la vie d’avant (un bijou de famille par exemple), le neuf à la vie à venir, l’emprunté à une autre (heureuse) mariée, et le bleu (petit mouchoir par exemple) était signe de fidélité et de pureté.


Sources : Le folklore français. Arnold Van Gennep.
Coll. Bouquins, chez Robert Laffont.