Dans bon nombre d'aumôneries ou paroisses, la célébration se fait en deux temps. Le samedi soir, la célébration de renouvellement des vœux du baptême est réalisée en présence de la famille proche, des parrain et marraine.
Le lendemain, la messe dominicale prend un tour festif en accueillant la famille élargie. Sachant que cette célébration est sujet à un certain flou du fait de sa spécificité française et belge et de sa relative jeunesse, les paroisses sont assez libres dans le choix du déroulement de la célébration.
Les pratiques sont extrêmement diverses tant en terme de choix du moment de l'année (premier dimanche de l'Avent dans certaines paroisses mais plus généralement en mai pour les autres ou pendant la vigile pascale) qu'en terme de cérémonial strict ou encore d'âge.
En milieu rural, les jeunes sont invités à la profession de foi en 6e tandis qu'en milieu urbain, la profession de foi est plus tardive (jusqu'à 14 ans). Comme aucune directive formelle n'existe, le libre choix est laissé aux paroisses.
Un débat au sein de l'église est actuellement en cours pour tenter de formaliser et d'unifier les pratiques.
La diversité des pratiques touche aussi la tenue vestimentaire des jeunes à l'occasion de la profession de foi. Dans bon nombre de paroisse, la tenue vestimentaire est spéciale. Les enfants sont tenus de revêtir une aube de communion blanche en rappel de la symbolique du baptême et de porter un cierge, lumière de dieu.
Dans un nombre croissant de paroisse par contre, la tenue vestimentaire est ordinaire. Une écharpe blanche est toutefois portée par les jeunes pour évoquer la pureté du baptême. Ces paroisses considèrent que la profession de foi ne doit pas être érigée comme un évènement exceptionnel, mais reste un engagement que l'on renouvelle chaque année à la veillée pascale.
Comme on le voit, chaque paroisse place dans la célébration de la profession de foi une signification différente.
Si pour toutes la profession de foi est un renouvellement des voeux du baptême, dans la pratique la célébration est moins solennelle que ne l'était à l'origine le passage à l'âge adulte de la communion solennelle.