Dans les premiers siècles, le baptême et la confirmation ne formaient qu'une seule célébration lors de la veillée pascale. Au fil des années, en Occident, la confirmation va se séparer peu à peu du baptême donné dès le plus jeune âge en raison de la mortalité infantile galopante.
Aujourd'hui, en France, le sacrement de confirmation devient peu à peu le sacrement de la militance. Il n’est plus proposé qu’aux chrétiens engagés. Dans le rite oriental, la confirmation est donnée juste après le baptême.
La Confirmation, comme le Baptême, imprime dans l’âme du chrétien une marque spirituelle indélébile qu'on appelle le "caractère". Ce sacrement ne peut être donné qu’une seule fois dans la vie.
Pour être confirmer, il faut être baptisé et présenter un certificat de baptême. Il n'est pas nécessaire d'avoir fait la profession de foi.
En France, l'âge est fixé par chaque évêque pour son diocèse. Le sacrement de confirmation est donné plutôt dans la période de l'adolescence (classes de 4ème, 3ème ou seconde) soit après la profession de foi (qui remplace la communion solennelle). La confirmation est aussi donnée à l'âge adulte.
Pour préparer la confirmation, les jeunes doivent s'inscrire, avec l'autorisation de leurs parents s'ils ont moins de 16 ans (age de la majorité dans l'Église).
La préparation à la confirmation comporte plusieurs temps forts : une journée de lancement, des soirées de préparation, un bilan personnel fait avec chaque jeune, un week-end de retraite. Pendant cette retraite les jeunes sont invités à écrire une lettre de demande à l’évêque.
Le sacrement de la confirmation est ordinairement donné par l'évêque ou, dans le cas où cela n'est pas possible, par un prêtre délégué par l'évêque. L'évêque est le "ministre ordinaire" du sacrement de confirmation. Il représente pleinement l'Église. Le fait que ce soit l'évêque qui donne la confirmation manifeste l'intégration des confirmés à l'Église. La célébration a lieu lors d'un office spécifique.
La liturgie du sacrement commence par l'appel : chacun des confirmands est appelé par son nom, comme au baptême. Les confirmands font leur profession de foi qui renouvelle celle de leur baptême. Puis, l'évêque étend les mains sur l'ensemble des confirmands en demandant à Dieu de leur donner la plénitude des dons de l'Esprit.
Ensuite chaque confirmand est présenté à l'évêque par son parrain ou sa marraine qui met la main sur son épaule. L'évêque marque son front en traçant une croix avec le "Saint Chrême".
En même temps il lui dit cette parole "N. soit marqué de l'Esprit saint le don de Dieu". Le rite du sacrement s'achève par un signe de paix amical, un geste d'amitié : c'est la gifle de réconciliation.